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L'AUTRE DIMENSION

L'AUTRE DIMENSION

L'Autre Dimension


Revoir de nouveau le soleil, respirer la liberté de cet air arboré et surtout revoir le bleu océan de cette mer adoptive.

Est-ce une adoption ? Quelques jours avant ce rêve, une journée tranquille ressort de son âme.

Il faisait très chaud. Cela était normal pour la saison. C'était en été sur la planète Terre au mois d'août. Le temps passait très vite chez les Terurbans.

Une odeur de fumée épaisse subsistait au-dessus des pins et des eucalyptus.

Les hommes venaient de rompre les nuages avec leurs engins qui versaient de l'eau au dessus des incendies.

En peu de temps c'était terminé.

Les drames s'estompaient rapidement étoufés par la joie ressentie lors de l'arrivée des machines. On connaissait leur efficacité mais ces moyens devenaient coûteux.

Fallait il oublier les efforts de ceux qui parfois se battaient corps à corps avec les flammes ne sortant pas toujours gagnants.

A ces moments Terve avait remarqué celui qui s'en sortait avec chance avait oublié pendant son combat qu'il existait. Ils n'étaient pas là il y avait un ailleurs .Il était différent pour chaque individu.

Terv souriait. Son sourire les faisait revenir.

C'était la magie de ses moments.

Ces moments qui donnaient à Terve un espace différent dans le coeur de chacun.

La raison lui était inconnue mais cela était suffisait pour sentir son existence.

Chaque fois que ce sourire lui était retribué l'Univers devenait plus beau plus fort.

Cette odeur de fumée éveille la curiosité de Terve.

Elle part enfilant ses bottes trop hautes, trop larges, peut être trop grandes en disant un mot rapide à ses proches.

Le chemin mille fois parcouru l'enmène sans efforts.

Elle ne devrait pas s'approcher des lieux . L'incendie est terminé mais cela reste dangereux.

La curiosité de Terv est plus forte ou ressent elle un danger encore plus grave?

Elle continue sa marche et apperçoit de loin la noirceur de cette terre si verdoyante la veille.

Continuant de marcher l'air devient plus chaud près des cendres grises qui s'envolent sous l'effet de la brise légère du vent.. Elle n'arrête pas sa marche et va jusquà toucher ce sol devenu brûlant .

Incroyable, le tronc des arbres était noirci les feuilles avaient disparu mais ils étaient toujours là debout.Sa main main approche encore le sol les racines étaient peut être

intactes. "Des braises", Terve ne pu empecher cette exclamation!

Simultanément un ronflement puissant de moteur dans le ciel se fait entendre dans ce silence absolu.

Sa vie se terminait , sa première pensée était " on dira que je suis une incendiaire"...

Son iphone trouvé une merveille de la technologie un trésor. Un appel vers un proche qui vivait au fond du village en frontière avec la ville dans une belle villa de construction récente.

- Allô tu sais c'était un incendie pas très loin de nos paturâges. Je crois qu'il n'est pas tout à fait éteint il y a encore de la fumée qui sort  sous la terre.

J'ai entendu des avions. Je vais partir car s'ils jettent de l'eau cela peut être dangereux.

De nouveau le silence plus de moteur et sa conversation au téléphone est terminé.

Elle devrait déjà se retrouver sur le chemin du retour. Aimantée par le silence, la solitude la blessure du lieu Terve reste spectatrice cherchant à donner un sens à la situation.

En regardant son bras une brulure apparait près de son coude. Cela n'a aucune importance il n'y a aucune douleur c'est superficiel. C'est collant très gluant peut etre la résine d'un arbre tombée là par hasard.

Elle avait pourtant pris beaucoup de précautions pour ne pas se blesser.

Partir il faut partir et Terve se met en marche.

Un mur en terre devant . Une petite hauteur ne dépassant pas les quatre vingts centimètres .

Une envie d'escalader cette  hauteur arrive spontanèment.

Une belle racine d'arbre est visible. Elle descend toute la hauteur et se prolonge en prennant une forme horizontale traversant le chemin, allant se jetter de l'autre côté

dans les profondeurs de la terre.

Incroyable cet effort pour la survie. Quelle beauté. Terve s'accroche à la racine pour

se hisser vers le sommet. La racine est rès solide d'un beau diamètre mais sa paume est ensanglantée.

Elle regarde de nouveau . Ce n'est pas possible. Si seulement sa trouse de secours était là à portée de main ou au moins une bouteille d'eau.

Quelle imprudence, tous les recoins lui étaient familiers.Enfant c'était déjà son monde.

De l'eau jaillissait chantant la plus belle des mélodies.Aujourd'hui apparaît une belle évidence. La technologie est passée par là face à l'immensité de la situation il y a peut être une surveillance vidéo.On a peut être mis les moyens investit beaucoup d'argent.

Il n'y a aucun danger. On viendrait la chercher c'est sur. Aucune douleur venant de sa main.C'est seulement une écorchure sur le doigt sans aucune gravité. La vue du sang lui fait prendre conscience de la particularité du moment.Son pas devient plus décisif vers la marche du retour mais une voix s'élève disant

- Le sang de cette terre!!!

Est ce son imagination où entend elle réellemnent cela? Peu importe si j'ai entendu je ne suis pas obligée de suivre mais j'ai entendu.

"Le sang de cette terre "

Les frontères ont elles un sens?

Est-ce que je suis ici pour une raison précise?

De tout cela il restera une cicatrice au bras inexpliquée qui se dissipera avec le temps.

De son doigt il n'yavait aucune douleur aucune trace de blessure ou sensation de douleur.

La bonne nouvelle était la fin des flammes qui ne s'étaient pas ravivées, étouffant tout doucement sous le poids de l'humidité gardée plus facilement en fin de journée malgré la canicule.

La fin peut être vue comme un commencement.

Celui qui a osé cette idée n'a pas perdu son temps.

On peut parfois se questionner du véritable sens d'une fin liée au commencement.

Lorsque le chagrin s'empare de tout notre corps au point d'être visible ou lorsque la tristesse s'enfoui vers nos entrailles faisant vaciller notre structure dans les détails les plus infimes ou intimes.

Douleur Quitte Moi Va T'en!

Cette réflexion arrive aujoud'hui au coeur de Terve.

La joie d'une grande ville.

De sa grotte Terve ressent cette joie.La mort était passée par là. Horrible dans son effet de surprise.Machiavélique dans son choix elle emportait symboliquement beauté, liberté, joie, innocence, pureté ambition de jeunesse avide de vie.

C'est là que la mort a frappé pour affaiblir un enthousiasme invisible au commun des mortels.

On a pourtant essayé, on a tant fait pour qu'il ne parte pas.

Un Page partait et c'était pour toujours.

Pour les Terurbains ce serait différent avec le temps. Les Terriens célébraient l'existence d'une guerrière ayant existé quelques siècles auparavant. Peut être un exemple pour dire aux jeunes qu'ils étaient capables aussi de grands exploits.

Quelques siècles après, la mort emporte un de ceux qui cheminait pour reconstituer l'Histoire.Rendre l'Histoire d'un pays vivante. S'il est intéressant de rester dans le présent, connaitre le passé nous permet de mieux le comprendre et de se projeter sans angoisse dans l'avenir.

Il n'y avait aucun contexte de guerre, d'agressivité, aucune volonté de disparaître.

Il y avait cette notion d'accident, le hasard, le destin...

Cet hasard , cet accident, ce destin avait croisé plusieurs fois la route de Terve.

La fragilité d'une vie ; de sa vie aussi.

Il n'y avait aucune explication donnée lorsqu'elle échappait à la mort ou peut être que oui mais quelle importance.

La vie était toujours là. Le mot miracle simplifiait souvent, Terve devenait à son tour miraculée. Il y en avait tant d'autres pourquoi pas lui .

Ce Page reconstituant une Histoire Médiévale n'est pas resté avec les Terriens. Venait il d'un ailleurs inconnu ou rêvait il d'un ailleurs lointain laissant ce vide indéfinissable.

Peu à peu la joie revenait.

Les célébrations ont repris leur rythme.

Ce soir Terve entend les sons qui arrivent jusqu'à sa Grotte comprennant qu'on lui parle.

Galivepatih avait dans tout son corps la musique. Son corps était musique.

Il transpirait de la musique par tous les pores de sa peau. Il était musique à fleur de peau.

Il est venu rendant vivante l'Histoire d'une ville en communion avec des milliers de personnes.

Les pierres lui parlaient et peut être la voix de Terve.

Les lumières étaient d'une plus belle intensité, la musique d'une plus belle sonorité.

C'était peut être la vie de ce Page du Moyen Age qui donnait cette intensité jamais égalée.

C'était peut être lui qui venait de faire grandir les coeurs.

La fin devenait alors un commencement?

Terve entendait une joie plus profonde plus vraie.

Des hommes , des femmes, des enfants étaient prêts à céder leur bonheur sur cette planète jusqu'à leur vie pour un sentiment d'appartenance à un lieu.

Terve ne connaissait pas ce sentiment.Elle commençait peut être à le comprendre.

Galivepathi lui souriait. Elle reconnaissait cette joie arrivant jusqu' à sa Grotte.

Terve souriait de nouveau.

Ces fêtes devenaient après la tristesse les plus Grandes Fêtes de la Planète des Terurbains.Elles arrivèrent jusqu'à leur planète car la mort n'existe pas.

On célébrait la vie, plus fort que la vie l'immortalité donnée par l'amour.

L'amour rendaient les êtres immortels.

Galivepathi voulait que ce message soit entendu. Le monde avait vibré au son des instruments ancestraux, des voix et même des sons futuristes.

L'immortalité était amour.

Terve était toujours vivante.

T.A

Le jeudi 8 mai 2025

Les News de Terve 

Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé serait pure coincidence

Texte ni revu ni corrigé

Merci de votre compréhension 

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